On the road again

La semaine dernière est sortie sur nos écrans une bobine de Mélanie Laurent intitulée Galveston. C’est une histoire de fuite en voiture, autrement dit un road movie. L’un des grands genres du cinéma amerlocain. L’affiche reproduit le cliché habituel, celui d’une voiture le plus souvent à l’arrêt avec un ou deux personnages appuyés contre elle :

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Le tout premier road movie est peut-être Les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath) de John Ford (1940), d’après le livre de John Steinbeck :

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Viennent ensuite Bonnie & Clyde d’Arthur Penn (1967) et Easy Rider de Dennis Hopper (1969) :

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Ces deux films représentent les deux principales tendances du road movie : la fuite éperdue conduisant inéluctablement à mort, et la balade sans but (qui peut aussi conduire à la mort, eh oui c’est bête, hein). Au rayon fuite-éperdue, on citera La Balade sauvage (Badlands) de Terrence Malick (1973), Thelma et Louise de Ridley Scott (1991) et La Poursuite infernale (Highwaymen) de Robert Harmon (1984) :

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On notera que le titre français de cette obscure bobine reprend le titre français d’un fameux western, My Darling Clementine de John Ford (1946). Comme par hasard.

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Au rayon balade-sans-but on citera, entre autres, Stranger than Paradise de Jim Jarmusch (1984) et Sur la route de Walter Salles (2012), d’après le texte de Jack Kerouac :

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Les Raisins de la colère, premier road movie d’après nos services, se rattachent plutôt à une autre tradition, celle du film de western avec convoi de joyeux migrants en route pour un horizon meilleur à l’ouest toute, où il y a sûrement du nouveau. Avec, dans le décor, d’impitoyables Indiens prêts à tout pour violer la femme blanche et siffler tout le whisky et même l’alcool à 90° du vieux toubib alcoolo. C’est, par exemple, Le Convoi des braves (Wagon Master) de John Ford (1950) :

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Ou bien c’est une diligence attaquée par d’autres Indiens, non moins impitoyables. Et l’on se retrouve alors dans une fuite éperdue, celle de La Chevauchée fantastique (Stagecoach) de John Ford (1939) :

09-1939- La Chevauchée fantastique, réalisé par John Ford en 1939.jpg

On pourrait encore citer des tas d’autres films amerlocains. Ceux qui mettent en scène un adulte, un enfant et une voiture : Honkytonk Man (1982) et Un monde parfait (1993) de Clint Eastwoood ; ou bien ceux qui montrent sur leurs affiches des personnages et une voiture mais qui ne sont pas forcément des road movies : Little Miss Sunshine, The Dukes of Hazard, The Blues Brothers, Footloose, Kilomètre zéro, Go Fast, Smokey and the Bandit, etc. Mais il faut que je vous laisse, il y a mon bus qui arrive. Atchao.

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